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Jérémy Roy retrouvera les courses
européennes lors du Haut-Var, mi-février. - (Photo archives NR, A.M.)
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Autorisation du 03.02.2005
La FDJ faisant son retour dans le World Tour, Jérémy Roy démarrera sa saison la semaine prochaine, en Australie, du côté d’Adélaïde.
L'an passé, Jérémy Roy avait frappé d'entrée, en remportant, en solitaire, le Grand Prix d'Ouverture La Marseillaise. Cette année, il laissera la place aux autres. Et de bon cœur. Avec Casar,
Bonnet, Guesdon, Courteille, Hutarovich et Veikkanen, le Tourangeau va, en effet, disputer le Tour Down Under.
Avec cette épreuve par étapes, qui démarre mardi 17 janvier pour s'achever dimanche 22 janvier, c'est la saison 2012 qui débute officiellement. Et pas par une " coursette " au soleil. Non, le
Tour Down Under, c'est le premier rendez-vous du World Tour et les équipes vont donc déjà se disputer les précieux points qui leur permettront de se maintenir à la fin de la saison parmi
l'élite mondiale.
De la Côte d'Azurà l'Australie
« C'est une course qui compte déjà, confirme Jérémy Roy. Ça n'existe vraiment plus du tout les courses de début de saison pour reprendre doucement ! Pour une équipe comme la nôtre, il
nous faudra prendre des points très régulièrement d'autant que le système est assez étonnant et fait la part belle aux calculs plus qu'à la course de mouvement… »
Avec ses coéquipiers de la FDJ, il a donc mis le cap sur l'Australie dès mardi. Soit une semaine avant le départ du Tour Down Under de la ville de Prospect, près d'Adélaïde. Rien de trop
pour digérer les heures de vols et le décalage horaire et pour s'acclimater, au sens propre du terme. Dimanche, il disputera « comme tous les coureurs présents » la Down Under Classic, sorte de
critérium qui, lui, n'est pas inscrit au calendrier UCI.
Naturellement, Jérémy Roy aimerait débuter 2012 comme il l'avait fait en 2011, même s'il sait qu'en Australie les étapes se finissent souvent aux sprints. « Mes ambitions sur cette
course ? Bonne question ! ironise-t-il. On a une équipe homogène, avec de nombreux atouts. Notamment Bonnet et Hutarovich pour les sprints. Et de mon côté, j'espère briller en prenant une
échappée, même si c'est compliqué de conclure là-bas. Mais il faut essayer ! »
Le Tourangeau se souvient aussi que la FDJ a souvent été en réussite de l'autre côté du globe. « A chaque fois que j'ai disputé le Tour Down Under, on a gagné par équipe et eu quelques
bonnes places au général. Je m'en étais tiré une fois avec une 5e place sur l'étape la plus dure de la semaine. »
Jérémy Roy s'est en tout cas donné les moyens de faire aussi bien, voire mieux. Pour achever une préparation hivernale sans anicroche, il vient de s'offrir une semaine de stage à
Sainte-Maxime, dans le Var. Sans équipe mais avec un entraîneur de la FDJ pendant deux jours et, surtout, avec son épouse et sa petite fille Julia. « Sur le plan de l'entraînement, il y a des
bosses, le beau temps : c'est agréable pour rouler. Et l'après-midi, on peut faire quelques visites. Avant de partir pendant quinze bons jours, j'ai fait le plein du bébé ! »
De quoi débarquer en Australie bourré d'énergie positive. Et attaquer du bon pied la saison 2012.
souvenir
" Le Tour Down Under, c'est un peu le show ! "
Jérémy Roy connaît le Tour Down Under pour y avoir participé en 2008 et 2009. Et comme il le dit, il n'en a « que de bons souvenirs ». C'est que cette course aux Antipodes reste
particulière. Et pas seulement parce que, en plein mois de janvier, elle se court sous des températures estivales.
« C'est un peu le show ! Ils savent y faire pour faire prendre la mayonnaise. Il y a des jingles, de la musique ce qui fait que le public est jeune, beaucoup plus en tout cas que sur les
courses européennes. Et puis, on est tous logés dans le même hôtel au pied d'une esplanade du style de la place Jean-Jaurès. Et là, ils montent un barnum géant où toutes les équipes
s'installent, avec le matériel. Car en Australie, on n'a pas nos bus mais juste un van et une voiture par équipe. »
la phrase
« Ce serait bien que j'augmente ma moyenne de victoires ! »
A l'heure d'ébaucher quelques objectifs pour la saison qui démarre, Jérémy Roy s'est bien gardé de cibler telle ou telle course. Cela aurait été étonnant quand on sait que le garçon est
un attaquant-né, quel que soit le profil des épreuves. Alors, il espère juste faire au moins aussi bien que ces dernières saisons où il a remporté une étape de Paris-Nice en 2009,
le Tro Bro Leon en 2010 et
La Marseillaise en 2011.
D'où sa réflexion.
Et une étape du Tour de France alors ? Même s'il reconnaît que cela reste « un objectif-rêve », Jérémy Roy sait qu'il devra, comme ses autres coéquipiers, décrocher d'abord sa place en interne
avant d'ambitionner autre chose.
Annaïck Mainguy
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Christian PERU
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